Fiche pratique : Unicode au quotidien

Après une petite mise au point dans « Unicode pour les Nuls », voici une présentation du versant « pratique » d’Unicode, applicable aussi bien dans un traitement de texte que dans un logiciel de messagerie, au quotidien (car ces outils font aussi partie de l’ordinaire des bibliothèques !). Pour ce billet, le guide Unicode 5.0 en pratique : codage des caractères et internationaliation des logiciels et des documents de Patrick Andries nous a été très utile.

Ma police est-elle « Unicode-compatible » ?

Il existe plusieurs façon de vérifier que notre police préférée peut être utilisée avec des textes Unicode. Pour les ordinateurs qui tournent sous Windows, il faut au préalable télécharger et installer librement un logiciel Microsoft. Une fois ces étapes franchies, il suffit d’aller sur une police (dans le répertoire « Polices » du panneau de configuration), de faire apparaître le menu contextuel en faisant un clic droit et de choisir « Propriétés ». Une boîte de dialogue apparaît. Il convient de choisir l’onglet « CharSet / Unicode » pour vérifier que le premier encadré porte bien une mention du type « Font Encoding Type : Unicode ISO 10646-2 ». Les encarts suivants dans la fenêtre indiquent quels caractères cette police supporte  (latins mais aussi bien souvent cyrilliques, grecs, turcs etc.).

Pour les addicts d’autres systèmes d’exploitation que Windows, il existe une deuxième solution pour vérifier que l’on utilise une police « Unicode-compatible », grâce à l‘outil « BabelMap » (répertorié dans les signets, rubrique Outils). Il faut le télécharger, puis l’installer et le démarrer. Allez dans « Outils » puis « Analyse de police ». Il est alors possible d’analyser la police et de voir tous les blocs Unicode qu’elle prend en charge. Si les caractères affichés pour un bloc dans « L’échantillon de texte » présenté en dessous ne correspondent pas aux noms de caractères (par exemple : vous voyez des caractères en arabe quand l’intitulé parle de « latin… »), votre police n’est pas Unicode-compatible.

NB : cette interface, contrairement à celle de Microsoft, est entièrement traduite en français !

Comment saisir des caractères Unicode ?

Il existe plusieurs possibilités pour saisir des caractères Unicode, selon le logiciel, la plate-forme, le document que l’on veut rédiger. Nous ne parlons pas ici des langues idéographiques, qui disposent de ressources supplémentaires.

– La méthode la plus simple consiste à utiliser le clavier « normal », grâce à une combinaison de touches affectée à un caractère. Cette combinaison comprends souvent les touches « Alt », « Alt Gr » ou « Ctrl ». Ainsi, la valeur hexadécimale correspondant à « È » est « Alt+0200 ». Néanmoins, si cette méthode est facile à maîtriser, elle n’est valable que lorsqu’on utilise un petit nombre de caractères Unicode de façon très courante. Dans le cas inverse, retenir de mémoire toutes les combinaisons attachées aux caractères devient vite un casse-tête.

– La technique de l’appel de caractères s’approche beaucoup, dans la méthode et les inconvénients,  de ce premier mode de saisie. Il s’agit d’appeler un caractère en composant son code sous forme de chaîne de caractères (par exemple « &#x00c8 » correspond à un « È », qui sera réinterprété comme tel dans les éditeurs HTML et XML).

– Pour contourner cette difficulté mnémotechnique, certains logiciels proposent un menu (c’est le cas de l’éditeur HTML de Mozilla, Composeur, par exemple), dans lequel il faut aller chercher l’option qui insère un caractère choisit. Cela peut également devenir rapidement fastidieux, d’autant plus que souvent, les éditeurs ne proposent qu’un nombre de caractères très limité.

– La technique de la sélection à partir d’un tableau (comme dans la version gratuite de WordPress par exemple) s’en approche beaucoup : à travers un menu, on appelle une grille,  dans laquelle on choisit le caractère que l’on veut. Contrairement au simple menu décrit précédemment, le choix est plus étendu. C’est le cas sous Open Office, quand on fait « Insertion / Caractères spéciaux ».

– Enfin, mixant la solution « tableau »  à l’écran et utilisation du clavier via une combinaison de touches, la technique du clavier virtuel a tendance à se développer, comme nous l’avons détaillé dans un autre billet qui traite aussi de l’utilisation de ce type de matériel en bibliothèque.

♦ Pour aller plus loin :

ANDRIES, Patrick. Unicode 5.O en pratique : codage des caractères et internationalisation des logiciels et des documents. Paris, Dunod, 2008, 399 p.

L’outil BabelMap, à télécharger gratuitement.

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