Carte heuristique autour d’Unicode

Cette carte a pour vocation de présenter sous forme graphique toutes les ressources que l’on peut mobiliser sur le Web à propos d’Unicode (et plus particulièrement à propos d’Unicode en bibliothèque).

Chaque branche principale privilégie une approche et des besoins d’utilisateurs différents :

Se renseigner sur Unicode recense des définitions générales de premier niveau et des ressources bibliographiques sur la question ;

Utiliser Unicode décline les outils nécessaires à la saisie ou à la lecture de textes dans un autre alphabet, tant pour les usagers des bibliothèques ou le grand public que pour les professionnels ayant à cataloguer des documents en caractères non latins ;

– Enfin, Quelles ressources pour quel alphabet vous offre un panorama des outils classés par langues ou alphabets non latin (asiatique, cyrillique, arabe et grec principalement).

Cliquez sur l’image pour ouvrir la carte et naviguer dans l’arborescence dynamique !

Carte heuristique sur Unicode en bibliothèque

Panorama des ressources recensées autour d'Unicode

Petite légende à l’intention des lecteurs qui ne sont pas familiers des cartes heuristiques :

– En cliquant sur les + et les placés aux embranchements, vous pouvez à l’envi naviguer dans l’arborescence et déployer plus ou moins chaque branche ;

– Une petite flèche  en haut à droite des bulles de la carte signifie qu’un lien actif vers un site ou une ressource en ligne prolonge la branche de la carte sur le Web ;

– Une petite « fiche » jaune placée dans la bulle ouvre une note explicative quand le curseur de la souris glisse dessus ;

– Un petit trombone dans une bulle indique qu’un document y est attaché.

La bibliothèque de l’Institut du Monde Arabe (IMA)

L’IMA a été fondé en 1980 par la France et les états de la Ligue arabe, et ouvert au public en 1987. Sa bibliothèque compte aujourd’hui 85 000 documents, dont la moitié environ en arabe, 1 455 titres de périodiques (dont 347 abonnements en cours), 260 cartes et plans, et des « cédéroms bibliographiques ou spécialisés sur le monde arabe ». Une base multilingue d’articles dépouillés et indexés propose en outre, 32 000 références. Même si l’accent est mis sur la période contemporaine, les collections comprennent également « les sources de la culture arabe classique » ainsi que des ouvrages rares et précieux (au nombre de 1 600), la plupart au sein de deux « fonds spéciaux » (fonds Sayyid et Ninard). Tous ces documents ne sont accessibles qu’en consultation sur place.

Le public de l’établissement est majoritairement étudiant (même si on observe une diminution, qui risque de s’intensifier avec l’implantation de la BULAC). Une étude de public de mai 2006, l’évalue à 65% du « lectorat », ainsi que le mentionne le rapport d’activité 2007 de l’inspection générale des bibliothèques chargée « d’un diagnostic sur l’évolution de la bibliothèque et de préconisations pour garantir sa pérennité et son rayonnement », à la demande du président de l’institut.

La langue française est la plus utilisée pour le travail mais la langue arabe est pratiquée par 51% des lecteurs de la bibliothèque.

Timbre comportant des inscriptions en alphabet latin, sur-imprimées en hébreu et en arabe

Timbre comportant des inscriptions en alphabet latin, sur-imprimées en hébreu et en arabe

Points forts :

-Les collections sont particulièrement riches dans certains domaines comme les périodiques en langue arabe et la littérature du Maghreb, notamment ;

-Le thésaurus a été traduit en arabe dès 1996. Il comporte un index français et un index arabe. 1 200 non-descripteurs arabes (contre 457 français) ont été créés pour éviter les silences lors d’une recherche, en raison de la diversité synonymique de la langue. Ces opérations ont permis la mise en place d’un « catalogue bi-alphabétique » (grâce au logiciel MINISIS), permettant des recherches en arabe, sur place.

-Une bibliothèque numérique a été créée, en partenariat avec la bibliothèque d’Alexandrie. Le moteur de recherche permet des requêtes en arabe.

Points faibles :

Le Catalogue en ligne des collections n’est toujours pas disponible, car le nouveau système informatique qui devait notamment permettre des recherches en arabe n’a toujours pas été implanté. Le manque avait déjà été pointé en 2007 par l’inspection générale des bibliothèques.

-Dans la bibliothèque en ligne, les requêtes ne peuvent être rédigées en français. Celles qui ne sont pas exprimées en arabe doivent l’être en anglais.

Pour aller plus loin :

Le site de la bibliothèque de l’IMA. Consulté le 22 juin 2010.

Le site de la bibliothèque numérique de l’IMA. Consulté le 22 juin 2010.

Inspection générale des bibliothèques. Rapport d’activité 2007 : juin 2008. [en ligne] Consulté le 10 juin 2010.

DECHACHE, Nessima, BERRADA-LAADAM, Fatima. « Indexation et thésaurus bilingue à la bibliothèque de l’Institut du monde arabe ». Revue maghrébine de documentation, no11, 2001, p. 47-70.

SI AHMED, Djamila. « Un lieu de rencontre et de dialogue : la bibliothèque de l’Institut du monde arabe ». Bulletin d’informations de l’ABF, n°179, 1998, p. 44-48. [en ligne] Consulté le 10 juin 2010.